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Je vous en avais parlé il y a quelques temps, puis IE7 n'était plus disponible au téléchargement. Derrière cela ne se cachait pas un sombre complot ourdi dans le seul but de priver les développeurs Web du Saint Graal. Bon c'est un peu la méthadone du Saint Graal mais c'est mieux que rien puisque l'editeur du navigateur le plus utilisé refuse de le mettre à jour.
En réalité son auteur, Dean Edwards, a collaboré avec Gellért Gyuris afin de nous pondre une version 0.5.1 totalement réécrite. Si les premières versions étaient très impressionnantes, celle-ci est proprement hallucinante. Voyez donc par vous même la liste des choses supportées par IE 5.5 et 6 lorsqu'on utilise IE7:
Il faut noter que Dean recommande d'utiliser son script de manière différente par rapport aux premières versions. A présent, il est préférable d'utiliser des commentaires conditionnels en plus du lien habituel.
Cet outil va sans doute simplifier énormément la vie de milliers de développeurs Web en attendant que Microsoft daigne assumer ses responsabilités de leader du marché des navigateurs Web. Seulement une telle réalisation amène une question à 1000 roubles : Si un individu seul peut développer en JavaScript et sur son temps libre un outil permettant de corriger la plupart des bugs d'Internet Explorer, comment expliquer le fait que Microsoft n'ait pas été capable avec le code source et ses bataillons de développeurs professionnels d'en faire autant. Il suffisait d'appliquer le même raisonnement, le passage au code compilé présentant en plus un net gain en terme de performances. Pour ma part la réponse est claire: c'est un choix stratégique délibéré qui montre à quel point Microsoft se soucie de l'utilisateur final !
vendredi 16 avril 2004 à 13h54 - Boîte à outils 5 0
Après avoir concurrencé les sharewares et autres freewares, les logiciels libres s'attaquent désormais aux gros logiciels propriétaires. Dans le domaine de la bureautique OpenOffice semble en bonne voie pour prendre des parts de marché à la suite Office de Microsoft. De même Mozilla converti peu à peu les utilisateurs d'Internet Explorer à sa cause. On pourrait multiplier les exemples (PHP, MySQL, Apache, DBDesigner etc.) mais il reste un domaine où la suprématie d'un logiciel propriétaire est indubitable. Il s'agit de l'infographie où Photoshop règne sans partage. Il faut avouer que ce quasi monopole est justifié par des qualités indéniables.
Seulement cette qualité et ce foisonnement de fonctionnalités coûte cher. Très cher même. Une telle dépense ne se justifiant que pour des professionnels, quelle alternative reste-t-il aux particuliers, aux associations et aux artistes fauchés ? Il y a bien Paint Shop Pro qui tente de se placer sur ce créneau mais pour l'avoir longtemps utilisé je sais qu'il ne fait pas du tout le poids face à Photoshop même s'il présente de réelles qualités.
C'est face à ce constat assez pessimiste que j'ai trouvé Gimp. Ce logiciel a pour vocation d'être le Photoshop du libre. Je l'avais testé en version 1 et s'il était prometteur, il était loin de mériter ce qualificatif. Dernièrement est sortie la version 2 et là je dois avouer que j'ai profondément révisé mon jugement.
Voici donc mon modeste retour d'expérience sur Gimp 2.0.0 sur Windows.
Comme beaucoup de logiciels libres, Gimp est disponible pour différentes plateformes dont Linux, Mac et Windows. Pour l'installer, c'est très simple. Il suffit de récupérer l'installeur de GTK+ 2 (Gimp l'utilise pour son interface graphique), de l'installer puis d'en faire de même avec Gimp. Premier lancement et premier plantage. Un petit tour par la FAQ m'apprendra que la cause était une mauvaise version de la librairie iconv.dll dans le chemin système. Second lancement et second plantage. Cette fois encore, j'en trouve la cause dans la FAQ mais par contre je trouve la solution plutôt gênante. En fait la présence de la police ProFont dans le système fait planter Gimp et la seule solution proposée est de supprimer cette police. Voilà qui est gênant car si on l'a installé c'est qu'on souhaite l'utiliser. A noter que la présence de la police Sheldon provoque le même plantage mais n'est pas indiqué dans la FAQ.
Une fois ces 2 problèmes résolus, Gimp se lance sans difficulté.
Pour les habitués de Photoshop, on ne se sent pas trop dépaysé par l'interface car elle est assez similaire à celle du produit d'Adobe. En parcourant les menus ont a la même impression.

En revanche il y a quelque chose que je trouve extrêment agacant, c'est la méthode de gestion des fenêtres. Contrairement à la plupart des éditeurs graphiques, Gimp n'affiche pas les images ouvertes en tant que fenêtres filles de l'application mais dans des fenêtres indépendantes. Ce qui fait que quand on minimise la fenêtre principale, elle est la seule à l'être et non pas toutes les fenêtres de l'application comme on pourrait s'y attendre. Ce comportement est sans doute un héritage de Linux mais je le trouve vraiment dommage.
Dans le même registre les dialogues d'ouverture et de sauvegarde de fichier n'ont rien à voir avec les dialogues standard de Windows. Malheureusement cette différence n'est pas justifiée par une meilleure ergonomie, bien au contraire.

Les filtres et leur classement sont assez similaires à ceux de Photoshop. Un inconvénient tout de même la plupart des plugins ne permettent pas la prévisualisation en temps réel. En revanche il faut souligner l'extraordinaire ouverture de Gimp dans ce domaine. Il est en effet possible de développer des plugins à l'aide de différents languages (C, Perl, Pyhton, Shell). On trouve donc une pléthore de plugins pour étendre les possibilités de ce logiciel.
On trouve même dans Gimp des fonctionnalités qui manquent cruellement à Photoshop comme un outil de mesure de distances et d'angles sur une image.
J'ai clairement été impressioné par cette nouvelle version de Gimp mais malheureusement le temps du basculement définitif n'est pas encore venu pour moi. Les raisons sont au nombre de trois : effets de calques, tranches et exportation pour le Web. Ces fonctionnalités que j'utilise 90% du temps ne sont pas disponibles dans Gimp.
Il existe bien un plugin pour similer les effets de calques mais la version est ancienne et ne semble pas maintenue. De plus elle est incompatible avec Gimp 2 et les effets de calques des fichiers PSD. Pour les tranches, il y a la fonction Guillotine mais celle-ci est très loin de se comporter comme les tranches de Photoshop. Enfin pour l'exportation pour le Web, Gimp est loin d'offrir le confort du module dédié de Photoshop.
Gimp est un excellent logiciel qui est vraiment un exemple de ce que peut donner le logiciel libre. Il est disponible pour toutes les grandes plateformes, il est traduit en de nombreuses langues et offre plus de fonctionnalités que nombre d'éditeurs graphiques payants. Cependant dans sa version actuelle, ses fonctionnalités sont encore beaucoup trop axées sur la retouche photographique pour répondre aux besoins de graphistes Web. Espérons que cela changera avec une prochaine version ou avec le développement de plugins dédiés.
jeudi 8 avril 2004 à 14h16 - Boîte à outils 24 0
J'ai ajouté une nouvelle catégorie nommée Boîte à outils. Elle aura pour vocation de présenter les différents outils que j'utilise régulièrement et qui me simplifient la vie. Ceux-ci seront principalement voire exclusivement des logiciels libres.
Mon but est de permettre de donner plus d'exposition à certains projets libres car trop souvent d'excellent logiciels sont méconnus du fait de leur système de développement qui ne permet pas d'affecter des ressources humaines et financières pour le faire connaitre.
Je compte aussi sur vous pour me suggérer des logiciels afin d'alimenter cette rubrique.
jeudi 8 avril 2004 à 13h32 - Boîte à outils 0 0
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