Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
J'aime le wagon fumeur ! C'est d'autant plus étonnant que je ne fume pas et que je déteste la fumée de cigarette. La majorité de mes concitoyens sont à présent revenus de leurs congés estivaux et je me retrouve donc régulièrement en wagon fumeur faute de place ailleurs. J'ai été frappé par les différences qui existent entre les deux.
Si en section non fumeur, la population est assez disparate et reflète la diversité de notre société, la section fumeur en revanche est nettement plus manichéenne. On y trouve d'un côté des jeunes libérés et anti-conformistes, habillés négligement et de l'autre des seniors affublés du costume/cravate/double menton réglementaire. C'est d'ailleurs amusant de voir que ces deux populations qui représentent chacune ce que l'autre excècre se retrouvent dans le même vice.
L'autre différence est que je trouve les gens beaucoup plus ouverts dans les wagons fumeurs. J'ai presque systématiquement conversé avec mes compagnons de voyage alors que c'est arrivé très rarement dans les autres wagons. C'est peut-être un hasard mais c'est ce que ma modeste expérience m'a permis de constater.
Ayant une pléthore d'heures à occuper dans le train, je me suis remis à lire. J'ai tout d'abord lu un livre que j'avais envie de lire depuis 1 an sans jamais en prendre le temps : Devenez sorciers, devenez savants de Georges Charpak et Henri Broch.

La première partie du livre est précisément ce que j'en attendais, à savoir un démontage aussi méthodique que scientifique de manipulations, idées reçues et autres illusions utilisées plus où moins innocemment par certains. Viens ensuite une partie sur l'énergie nuclaire relativement indigeste pour le non-scientifique que je suis. Le reste du livre est un plaidoyer citoyen et philosophique sur la responsabilité de l'homme dans sa destinée et celle de la Terre.

Le second est le nouveau roman de la blogueuse Maïa Mazaurette : Le pire est avenir. Pour tout vous avouer, je n'avais pas la moindre idée de ce dont parle ce roman avant de commencer à le lire. Je l'ai acheté uniquement par curiosité car j'apprécie énormément le blog de miss Maïa. J'ai d'autant plus de mérite de l'avoir lu qu'il m'a fallu faire 2 FNAC et le chercher 10 minutes avec la vendeuse avant de le trouver. Je n'ai d'ailleurs pas pû faire un lien vers la page Amazon qui lui est consacré pour la simple et bonne raison qu'il n'y est pas vendu.
Au niveau du livre en lui même, c'est assez étonnant mais j'ai vraiment eu l'impression de lire un manga alors qu'il n'y a pas d'autre illustration que celle de la couverture. Le style est ramassé, percutant et particulièrement acerbe. J'ai beaucoup aimé la double perspective qu'apporte le récit de la même histoire par 2 personnages qui se croisent dans le chaos qu'est cette guerre entre jeunes et vieux. Au delà de la provocation, parfois très limite je trouve, et sous couvert d'un futur aussi violent qu'improbable, ce livre commente notre société et ses travers de manière aussi drôle et dérangeante que cynique.
Maïa, ça ne va peut-être pas te plaire mais la lecture de ce livre m'a donné envie d'appeller une grand-mère avec qui j'ai une relation plutôt distante. Histoire de ne jamais recevoir le genre de lettre qu'écrit la vieille dame à son petit-fils.
Comme vous le savez peut-être, en ce moment je fais quotidiennement le trajet Lille/Paris. J'ai donc beaucoup de temps à meubler. Attiré par le sommaire du Computer Arts de septembre, je me le suis donc acheté. Je l'ai lu avec attention, tellement d'attention que j'ai également parcouru la page d'abonnement. Sur cette page on trouve les modalités d'abonnement à Computer Arts bien entendu mais aussi à 2 autres magazines du groupe, à savoir Windows News et Windows XP magazine. Là où ça devient très drôle c'est quand on lit le descriptif concernant ce dernier :

Depuis quelques temps, la politique de liens du site officiel des jeux olympiques d'Athènes 2004 fait parler d'elle et rarement en bien.
Si je partage globalement l'avis général qui s'indigne de ce genre de pratique, je pense que les détracteurs de cette politique oublient un point important qui peut la justifier partiellement. Prenons l'exemple d'un site raciste qui a mis un lien vers le site olympique sur sa page d'accueil. Les moteurs de recherche vont indexer cette page contenant le fameux lien. Lors d'une recherche ultérieure sur Athènes 2004 il sera alors possible de voir apparaitre dans les résultats le site raciste. Ce genre de publicité n'est bien sûr pas particulièrement appréciée et on le comprend aisément.
Voulant laisser un commentaire sur le site No Frag, j'ai été très surpris de trouver ceci :

Je doute qu'ils aient les autorisations nécessaires pour utiliser ainsi un assistant de la suite MS Office.
Mise à jour : J'ai contacté l'équipe de NoFrag qui m'a répondu en substance que cela faisait partie de l'esprit du site d'utiliser ou de détourner des images.
S.F. m'a gentillement invité sur .Node (pour les anglophobes, prononcez dotnode). Pour ceux qui ne connaissent pas, .Node est une communauté virtuelle dans laquelle on n'entre que par parrainage.
Je suis flatté de l'invitation même si pour le moment, je ne sais pas trop ce que peux apporter concrêtement ce genre de communauté. Je vous tiendrais au courant de mes aventures .Nodesques.
Je dois avouer que comme beaucoup (trop) de français j'ai eu tendance depuis ma plus tendre enfance à prendre les belges pour des imbéciles. C'est sans doute en grande partie dû aux histoires belges si prisées ici.
Seulement depuis plus d'un an et demi je vis à Lille et je vais régulièrement en Belgique. Force est de constater que nos voisins belges sont des gens adorables et accueillants. J'ai appris à les connaitre (un peu) et je ne demande qu'à continuer encore longtemps.
C'est d'ailleurs grâce aux bières belges que j'ai découvert qu'en fait j'appréciais ce breuvage. En fait, ce sont les bières Françaises que je trouve infectes et non la bière en générale comme je l'ai longtemps cru. Oh bien sûr, il y a quelques bières françaises tout à fait délicieuses mais elles sont quasiment exclusivement produites aux abords de la frontière belge et l'influence du plat pays dans leur goût est très net.
Alors que Microsoft fait tout pour éviter que les bugs qui affectent son navigateur soient rendus publics, la fondation Mozilla propose une récompense de 500$ à qui découvrira une faille critique dans son navigateur. Les choix sont diamétralement opposés et sont caractéristiques de la politique de chacun de ces éditeurs.
Microsoft ne met aucune bonne volonté à corriger les bugs, pourtant nombreux et graves, découverts dans son navigateur Internet. Sa politique pour éviter l'exploitation de ces failles de sécurité est d'empêcher les découvreurs de rendre publique leur découverte. C'est clairement la politique de l'autruche.
A l'opposé, la fondation Mozilla part du principe que la découverte et la divulgation des failles de sécurité doivent être encouragées car une faille connue est une faille prochainement corrigée et donc qui ne pourra plus être exploitée. En effet qu'est-ce qui nous dit qu'une faille rendue publique par un consultant en sécurité n'est pas exploité depuis des mois par un groupe de pirates ? Absolument rien malheureusement.
Un navigateur comme tout logiciel contient forcément des bugs plus ou moins sérieux. Mozilla ne fait pas exception. En revanche ce qui est particulièrement grave c'est quand l'éditeur du logiciel ne daigne pas mettre en oeuvre les moyens nécessaires à leur correction. Cela est d'autant plus triste que Microsoft en a parfaitement les moyens.
© 2003-2009 Jean-Marc Fontaine - Tous droits réservés
XHTML - CSS - DotClear - Technorati
Les billets de ce blog sont sous licence Creative Commons