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Alors que certains tentent de museler la musique, un village d'irréductibles résiste encore et toujours à Lorie l'envahisseur.
Ceux qui connaissent le groupe Lofofora savent que leurs textes sont intelligents et citoyens. Si la musique peut sembler un peu rugueuse à certains, les paroles sont à mettre entre toutes les oreilles. Cet avis semble partagé par deux professeurs d'Evreux qui ont proposé à une chorale d'enfants de chanter "Comme à la guerre". Pour ceux qui connaissent la version originale cela peut surprendre mais ça fait plaisir de voir que des enfants apprécient autre chose que la soupe dont on essaie de leur bourrer le crâne à longueur de temps. France 3 a même fait un reportage sur cette chorale atypique.
Pour ceux qui ne connaissent pas, voici les paroles du morceau en question :
Lorsqu'au royaume de la peur, la terreur fait la loi, parie sur la couleur de l'empereur et du roi. Lequel sera le plus fou et lequel tombera, lequel est une marionnette et lequel lui met les doigts ?
Ca ressemble à un jeu, mais des règles, y'en a pas, tant que ça les amuse, la partie continuera, tous les coups sont permis, l'embargo, l'attentat, les victimes brandiront le croissant ou la croix.
Retour à la casse départ touchez deux mille ans de haine, deux mille ans de vengeance pour les générations prochaines, des millions de martyrs, pour revenir au même, combien de héros pour enterrer le problème ?
A la guerre comme à la guerre, entends grogner la colère, quand la raison dégénère, si le profit en est le nerf, prie pour un meilleur millénaire.
A la guerre comme à la guerre, entends cogner le tonnerre, la furie des sanguinaires, si le profit en est le nerf, prie pour un meilleur millénaire.
Respectables et poils généraux et chefs d'Etats se livrent à la barbarie, génocident de sang froid, se régalent de tragédies et de viandes à soldats, exaltés par le conflit trouvent les arguments de poids.
Pour attiser la foule fascinée par l'exploit du valeureux guerrier, chasseur de renégats, tous les soirs à huit heures, c'est le feuilleton du mois, seul le diable en personne sait comment ça finira.
Mais quels sont ces missiles qui sifflent sur nos têtes ?
D'où viennent ces désirs de victoires, de conquêtes ?
Qui tire les bénéfices ? Pour qui souffle la tempête ?
La mort remerciera les dealers de roquettes. Posez les armes, stoppez les larmes, sauvez votre âme
Si vous accrochez, je vous conseille de prêter une oreille attentive à des chansons comme Amnes'History, Rêve et crève en démocratie, Les gens ou encore Charisman.
Nine Inch Nails, mon groupe préféré, que j'ai vu pour la première fois en juin de l'an passé après 11 ans d'attente vient juste d'annoncer la plus grosse tournée Européenne de son histoire. Ils feront 2 dates à l'Olympia de Paris mais aussi et surtout une date à Lille ! Ils feront ensuite une date à Bruxelles.
Je pense essayer de faire une des deux dates parisienne, Lille bien-sûr et peut-être Bruxelles. Oui ça fait beaucoup mais j'ai quelques années de vide à rattraper.
Mise à jour : J'ai pris mes billets pour les concerts de Lille et Glasgow ce qui me permettra d'emmener ma soeur voir sur scène ce qui reste de loin la plus grosse claque musicale que j'ai pris de ma vie (et pourtant j'écoute quantités de choses comme vous le confirmera à peu près tous ceux qui me connaissent)
La rumeur courait depuis des mois mais c'est aujourd'hui officiel : les Smashing Pumpkins se reforment.
Peu de choses ont filtré sur le line-up. Tout ce que l'on sait est que Billy Corgan (chant, guitare) et Jimmy Chamberlin (batterie) reprennent leurs rôles. Quant à James Iha qui est à présent dans A Perfect Circle et D'Arcy Wretzky, personne ne sait vraiment s'il seront de la partie ou non.
Personnellement, ce qui me réjouit vraiment c'est de voir l'un de mes batteurs favoris reprendre du service au côté d'un des meilleurs auteur/compositeur/interprète du rock actuel. J'ai hâte de les entendre à nouveau et même peut-être de les voir sur scène qui sait.
Mercredi dernier, j'ai réalisé un rêve : j'ai vu Nine Inch Nails en concert. Cela fait 11 ans que j'adore ce projet et je n'avais jamais pu les voir sur scène. J'ai écouté et regardé des dizaines d'enregistrements de concerts mais les voir jouer devant moi n'a rien de comparable en terme d'intensité. Mais revenons-en au commencement de la soirée.
La première partie était assurée par les géniaux Dresden Dolls dont je loue les qualités depuis quelques mois déjà. Le groupe est composé d'un batteur et d'une pianiste/chanteuse. Ils jouent une version gothico-punk et théâtrale de cabaret, c'est très surprenant mais tout aussi intéressant.
Apparemment je n'étais pas le seul à les connaitre car avant même d'avoir joué, ils ont eu le droit à une ovation. Chose que je n'avais jamais vu pour une première partie !
Voici la liste des morceaux qu'ils ont joués :
A noter que la reprise d'Amsterdam a été chantée en Français alors que d'habitude, ils jouent la version anglaise de David Bowie.
Après quelques dizaines de minutes d'attente Nine Inch Nails arrive enfin sur scène. C'est assez incroyable de réaliser qu'à ce moment précis on vit quelque chose dont on rêve depuis tant d'années. Surtout quand on a longtemps été persuadé que ça n'arriverai jamais.
Les nouveaux musiciens sont bons, ils se sont bien intégrés. Le groupe est toujours aussi puissant sans perdre sa subtilité qui fait son charme. Trent Reznor est en grande forme malgré un énervement passager suite à des problèmes de micro. Le concert a été plus long que d'habitude. Voici les morceaux joués :
J'ai conscience que ce billet exprime finalement asez peu les émotions que j'ai pu ressentir mais je n'arrive pas à mieux les exprimer. C'est comme si c'était un plaisir personnel et intérieur, difficile à partager. Sur le coup je me suis même demandé si je n'avais pas été un peu déçu.
A force de rêver d'assister à un concert de Nine Inch Nails, j'avais peur d'avoir eu des attentes démesurées qui n'auraient pas été satisfaites. Mais après y avoir pas mal réfléchi, je pense que c'est simplement que malgré le profond respect que j'ai pour Trent Reznor, je ne suis pas fan au sens strict du terme. C'est à dire que je ne suis pas un fanatique. J'apprécie énormément sa musique mais on dirait que je conserve suffisamment de recul pour ne pas tomber dans l'idôlatrie ce qui est très bien.
Voici le classement des 15 meilleures ventes d'albums pour la semaine passée :
Nine Inch Nails a vendu plus d'albums que Frédérique François dans notre pays la semaine dernière ! C'est d'autant plus intéressant que la couverture médiatique grand public de la sortie de ce nouvel album est pour ainsi dire inexistante alors que dans le même temps Frédéric François enchaine les émissions de promotion, sans parler de la diffusion d'un clip et de publicités.
Finalement, ce pays n'est peut être pas perdu musicalement même si les (pitoyables) Kyo sont classés en dixième position.
Je suis prompt à critiquer ce qui me dérange, je le reconnais bien volontiers, mais il ne faudrait pas croire que je suis l'archétype du Français râleur. Quand je suis content, je le dis également. C'est d'ailleurs ce qui donne d'autant plus de poids à mes critiques ... et inversement.
Bref, ce soir en sortant du travail, je m'apprêtais à partir pour Paris pour aller voir Punish Yourself et Alec Empire en concert à la Locomotive quand j'ai reçu un mail et un coup de téléphone m'annoncant le report dudit concert au 25 mai. Je dois avouer avoir été surpris et surtout très content car cela m'a évité un aller/retour Lille-Paris pour rien.
Pour information, j'avais pris mes billets à la FNAC.
Mise à jour : Alec Empire a donné la raison de l'annulation du concert sur son site. Il s'agit d'un problème de voix relativement sérieux. Le concert a été reporté au 25 mai, même heure, même salle.
Samedi soir j'ai eu la chance d'épingler une légende de plus à mon tableau de chasse. Après les Rolling Stones, Deep Purple, Joe Cocker et Paul Mc Cartney, j'ai vu Chuck Berry. Ca fait tout drôle de voir une légende vivante (oui oui, il n'est pas mort contrairement à ce que certains de mes proches pensaient). Par moment, j'avais même l'impression de faire un voyage dans le temps. Comme si une machine inventée par je ne sais quel savant fou, m'avait permis de vivre pour une soirée une époque qui a existé bien avant ma naissance.
Bien sûr, il a oublié certaines paroles, a lâché quelques pains et n'a joué qu'une heure mais sincèrement qui lui en voudra à son âge ? Surtout quand on voit la joie et l'espièglerie quasi enfantine dont il faisait preuve. Je pense qu'on a tous eu l'impression de vivre un moment privilégié. Entendre des classiques qui ont provoqué la vocation de plusieurs générations de musiciens comme Maybellene, Roll over Beethoven, Memphis et bien sûr le célébrissime Johnny B. Good, représente vraiment quelque chose pour le fou de musique que je suis.
Lancez votre lecteur de musique préféré. Chargez la totalité de votre collection de mp3 dessus. Appuyez sur la touche random Dîtes la liste des dix morceaux qui apparaîssent (avec l'interprète), tant pis si c'est la honte. Oui, on ne zappe pas ce morceau des Carpenters qui réduira à néant votre crédibilité. C'est le moment d'une totale honnêteté musicale. Si vous tombez sur le même artiste deux fois, vous pouvez zapper la seconde (ou troisième, ou?) occurence. Vous n'êtes pas obligé néammoins.
Mercredi soir, Dimebag Darell a été abattu sur scène ainsi que 4 autres personnes dont le tueur. Pour ceux qui ne le connaitraient pas, il était guitariste dans Pantera jusqu'à la séparation du groupe l'an passé. Il avait ensuite monté le groupe Damageplan avec son frère Vinnie Paul.
Apparemment, un type est monté sur scène dès le début du concert et a abattu froidement Dimebag Darell avant de tirer dans la foule, tuant le garde du corps du groupe, un spectateur ainsi qu'un employé de la salle avant d'être lui-même abattu par un officier de police.
Pour être franc, je n'étais pas spécialement fan de Pantera et je ne connaissais même pas son nouveau groupe mais j'ai été assez choqué par ce drâme. D'autant plus que seulement quelques heures avant cette fusillade, j'étais moi même à un concert, Matmatah en l'occurence.
Mise à jour : Devant le nombre de commentaires redondants et sans grand intérêt, je me vois contraint de fermer les commentaires pour ce billet. N'y voyez pas de censure mais à la base j'ai écris ce billet parce que j'ai véritablement été choqué par cette nouvelle, pas pour faire de la concurrence à Skyblog.
On a tous un jour ou l'autre fredonné la mélodie d'un morceau, mais qui a déjà freudonné l'intégralité des instruments de morceaux comme Smells Like Teen Spirit de Nirvana, du Angel of Death de Slayer ou encore du fameux Creeping Death de Metallica ? J'en connais au moins un : le japonais Dokaka. Ce pays est connu pour nous pondre régulièrement des OVNIS dans bien des domaines mais là c'est vraiment fort.
Le sieur Dokaka avait pour habitude de freudonner dans son enfance mais c'est à 22 ans, alors qu'il était batteur dans un groupe, qu'il freudonna une ligne de basse afin de pallier à l'absence de son bassiste à une répétition. Le chanteur, scotché, lui suggéra de continuer dans cette voie. Bien lui en pris car il a enregistré depuis quelques perles et a même récemment participé au dernier album de Björk.
Enfin, la cerise sur le gateau est que tous les morceaux de ce fondu sont disponibles gratuitement sur le site SoundClick alors prêtez leurs une oreille attentive. Ils valent leur pesant de cacahuètes Moldaves !
PS: Ne regardez pas le code de SoundClick, vous allez avoir une attaque ...
Il y avait des mois que j'entendais le bourdonnement des rumeurs sur Internet, en me rendant à Paris Carnet j'avais aperçu sur les murs du métro une affiche confirmant la sortie d'un nouvel album et pour confirmer le tout, No One Is Innocent était en concert gratuit ce week-end à Lille pour la braderie.

Je ne les avait encore jamais vu sur scène autrement qu'en vidéo et c'était une réelle déception pour moi. Heureusement le concert de dimanche a complètement effacé cette frustration de mon cerveau, la remplacant par la joie d'avoir pu enfin entendre No One jouer des morceaux comme La peau ou Nomenklatura devant moi. Bon quand je dis No One, je veux dire Kmar et de nouveaux musiciens jouant sous le nom de No One Is Innocent car seul le chanteur de la formation originelle subsiste aujourd'hui.

Pour un vieux de la vieille comme moi (j'ai acheté leur premier album à sa sortie il y a 10 ans), le nouveau son a tout d'abord été surprenant voire décevant mais au fil des morceaux on s'y fait et puis je pense que la mauvaise sonorisation de la scène y était pour beaucoup. Les relectures assez différentes des vieux morceaux étaient vraiment sympas et les nouveaux morceaux semblaient plutôt bons et même excellents pour certains . Le seul petit regret est que le concert a été réparti équitablement entre le premier album et le nouveau, omettant totalement l'excellent maxi Antipolitique et le second album Utopia à l'exception de Nomenklatura.
Hier soir j'ai passé la soirée avec une légende. Pas une de ces légendes préfabriquées, castées à souhait pour plaire à la fois à la mégère de moins de 50 ans (mais bien plus de 50 kilos) et à l'adolescente prépubère maquillée comme une voiture volée. Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette chance. C'est assez irréel de voir devant vos yeux un type dont vos avez écouté les morceaux des dizaines de fois, qui rentre sur scène et se met à jouer ces morceaux, là, devant vous. Paul McCartney, parce que c'est de lui qu'il s'agit, était bien là hier soir en chair et en os au Stade de France.
En attendant que le concert commence nous faisons des pronostiques sur la première partie et si même il y en aurait une. J'avais vu les Stereophonics l'an passé en première partie des Rolling Stones et j'espérais donc ne pas réitérer ce genre de première partie navrante. Tout à coup une bande de joyeux drilles aux costumes bariolés sont apparus sur scène au son d'un mix techno ébauché par un DJ au chapeau façon Elton John. Leur prestation mélait costumes médiévaux, danse hip-hop, acrobaties, funambulisme et clowns. C'était assez surréaliste, surtout quand on voit la moyenne d'âge, pour le moins élévée, du public de Paul McCartney.
En revanche ce qui était vraiment bien c'est qu'à un moment une bannière genre tapisserie médiévale est arrivée portée par des danseurs. Celle-ci masquait le fond de la scène quand tout à coup au milieu d'une chorégraphie anodine la bannière s'est écartée révélant Paul McCartney et ses musiciens qui ont démarré le spectacle immédiatement. La surprise fut totale et vraiment agréable.
Macca, pour les intimes, a beau avoir soufflé ses 62 bougies il y a une semaine, il conserve une énergie et un charisme impressionant. C'est tellement vrai que dès les premières notes, la foule qui se trouvait sur la pelouse, bien sagement assise dans ces sièges numérotés à couru comme un seul homme vers la scène créant un imbroglio tel que la sécurité n'a même pas tenté de faire quoi que ce soit. Dommage pour ceux qui avaient payé moitité plus chère leur place. Il en auront profité 10 secondes.
Les succès des Beatles et de Paul en solo ou avec les Wings se sont enchainés. Ce n'était que du bonheur, exécuté par des musiciens de haut vol dont son incroyable batteur déjà vu derrière Johnny et un paquet d'autres stars internationales. Au rayons classiques nous avons eu le droit à All My Loving, Michelle, Drive My Car, Lady Madonna, Hey Jude, Yesterday, Let it Be et un Live And Let Die apocalyptique.
Voici la liste complète des titres joués avec entre parenthèse l'instrument dont jouait Paul McCartney :
Partie acoustique :
Premier rappel :
Second rappel:
Le programme du stade de France disait Aujourd'hui, Paul McCartney, est un homme heureux. Celui qui a défié toutes les épreuves imposées par la vie assure ne chanter et faire des tournées que pour le plaisir.
Je suis tout disposé à le croire mais j'aimerais alors qu'on m'explique pourquoi le programme officiel de la tournée est vendu 15 €, les affiches 5 €, les t-shirts de 30 à 45 € et les sweat-shirts 75 €. Quand on ajoute à cela le prix de la place (50 à 135 €), cela commence à faire vraiment beaucoup pour un simple concert, fut-ce d'une légende.
Je vais inauguré une série de billet consacrés à des artistes ou des disques qui, selon moi, n'ont pas la reconnaissance qu'ils méritent.
Aujourd'hui, je vais vous parler de Fantômas. Non pas le personnage de roman, interprété au cinéma par Jean Marais, mais le groupe de Mike Patton, ex chanteur de Faith No more. Le sieur Patton est connu pour ces multiples projets parallèles (Fantômas, Mr Bungle, Tomahawk) et de nombreuses collaborations avec The Dillinger Escape Plan, Sepultura, Boo Ya Tribe, Rammstein etc. Ces travaux ont en commun un côté décalé, expérimental et glauque mais aussi une qualité artistique impressionante.
Si le nom du groupe est bel et bien tiré des films (la pochettre du premier album montre Fantômas et Jean-Marais dans son rôle de journaliste), le groupe est tout ce qu'il y a d'Américain.
Le groupe est créé par Mike Patton (Faith No More, Mr Bungle, Tomahawk) juste après la séparation de Faith No More. Rapidement arrivent Buzz Osbourne (Melvins) à la guitare, Trevor Dunn (Mr Bungle) à la basse et Dave Lombardo (Slayer, Grip Inc.) à la batterie.
Le moins que l'ont puisse dire est que le premier album du groupe, sorti durant l'été 1999, est expérimental. Composé de 30 morceaux nommé Book 1: Page 1 à Book 1: Page 30, celui-ci met en place un univers homogène, dense, oppressant.
Sorti au début de l'année 2001, l'album The director's Cut, mon préféré, est très étonnant. Il est exclusivement composé de reprises de thèmes de films. Si vous pensez que le groupe rentre dans le rang avec cet album, c'est que vous connaissez mal Mike Patton.
Les morceaux sont dépecés, malaxés avec rage et folie avant d'être réassemblés. Loin de les gâcher, cette relecture leur apporte une dimension nouvelle. Je vous conseille particulièrement les reprises du Parrain et d'Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon.
Pour la petite histoire, la reprise de What a Feeling tiré du film Flashdance n'a pas pû être mise sur le disque à cause de problèmes légaux.
Cet album live intitulé Monsterworks voit l'ensemble des Melvins se joindre à Fantomas. Les morceaux joués appartiennent aux deux groupes. Je dois avouer ne pas particulièrement aimer cet album. Je le trouve assez en deçà des capacité de Fantomas même s'il se laisse écouter.
Il y a quelques temps est sorti le troisième album studio du groupe, intitulé Delìrium Cordìa. Le groupe y renoue avec l'expérimentation. En effet ce disque est constitué d'une seule piste de 74 minutes.
Le concept de l'album est basé sur la chirurgie comment en atteste le livret composé de clichés tirés du livre The sacred heart de Max Aguilera-Hellweg et cela entraîne bien évidemment une ambiance très glauque et malsaine.
Loin d'être inintéressant, cet album demande un certain nombre d'écoutes attentives pour livrer ses secrets.
Samedi soir j'ai appris à mes dépends que quand le nom d'un groupe est suivi de Sound system et bien celui-ci est amputé de ce qui fait son intérêt. Bon soyons moins méchant et disons que le Sound system d'Asian Dub Foundation est loin d'être aussi intéressant que le groupe au complet.
Heureusement que Bad Joke en première partie m'a emballé avec son dub rappellant High Tones. Yox, le DJ qui a terminé la soirée, était lui aussi très convaincant ce qui finalement sauvé la soirée.
Tous ceux qui me connaissent le savent, je suis un fondu de musique. Mais ce que moins de gens savent c'est que j'adore les raretés. Seulement les raretés comme vous vous en doutez sont rares bien entendu mais surtout chères. J'ai donc été très content de découvrir récement le site Music Stack. Ce dernier propose plus de 10 millions de disques d'occasion et parmi ceux-ci on trouve de vrais bijoux. De plus si la plupart des vendeurs sont étrangers, il existe quelques vendeurs Français ce qui reduit les coût d'acheminement.
Je me suis donc laissé tenté quand j'ai trouvé au détour d'une recherche le premier maxi de No One Is Innocent. Celui-ci a été tiré à très peu d'exemplaires et leur a servi, courant 1993, à démarcher des maisons de disque afin de décrocher un contrat pour enregistrer leur premier album. Je l'avais eu entre les mains il y a quelques années mais son propriétaire n'avait pas accepté de me le vendre.

La liste des morceaux est la suivante :
On entend tout de suite que le budget était très modeste ... et que Kmar, le chanteur, a beaucoup progressé entre ce maxi et le premier album. It can't be my smell est un titre qui n'est réapparu qu'en version live sur le maxi La peau, tandis que les autres morceaux sont présents sur le premier album dans des versions réenregistrées.
J'ai également trouvé le maxi promotionnel sorti pour fêter le concert du groupe à l'édition 1997 des Eurockéennes de Belfort. Celui-ci contient 5 titres :

Outre les excellentes versions de Chile et Nomenklatura, ce maxi présente l'immense intérêt de contenir une version très spéciale de Doggy dead que le groupe jouait sur cette tournée. Le morceau commence par Doggy dead, renommé pour l'occasion Facism dead, se poursuit par Antipolitique puis enchaine sur une reprise du fameux refrain de Porcherie, le brulôt anti FN des Berruriers Noirs, avant de revenir sur Doggy dead. Une vraie tuerie !
Pour en revenir à Music Stack, j'ai apprécié le fonctionnement et la rapidité. Bien sûr cela dépend du vendeur mais comme il est possible de consulter les informations concernant celui-ci, notamment ce qui concerne son sérieux (taux de refus, nombre de ventes etc.) avant de conclure la vente cela limite les risques. Ma première expérience a donc été très concluante. Nul doute que je recommencerais.
Je n'ai malheureusement pas souvent le temps de chroniquer ici mes découvertes musicales. J'ai donc ajouté à la barre de droite une nouvelle rubrique intitulée Sur la platine. Vous y trouverez les quelques disques qui tournent en boucle chez moi.
Il n'y a pas grande prétention derrière cela, simplement l'envie de vous offrir des pistes de découvertes musicales. Libre à vous de les suivre ou non.
Jeudi dernier Fantômas était en concert à Bruxelles et j'y étais avec des amis. C'était la première fois que je me rendais dans cette ville. Vu notre arrivée tardive, nous n'avons pas vraiment eu le temps de visiter la ville mais le peu que j'en ai vu au cours des 20 minutes nécessaires pour trouver une place de stationnement m'a beaucoup plu.
La salle de concert, Ancienne Belgique, est plutôt bien agencée et le bar assez sympa. Je n'en dirais malheureusement pas autant du public qui n'était vraiment pas au niveau de celui de Lille ou du Havre. Entre les excités à qui il faudrait expliquer les "règles" du pogo et ceux qui semblait découvrir qu'ils pouvaient hurler, le niveau était assez bas niveau bon esprit. Gageons que c'était des cas isolés et que le public Belge est plus agréable d'ordinaire.
Flat Earth Society s'occupait de chauffer la salle mais nous avons totalement manqué leur concert à cause de la difficulté à se garer dans Bruxelles ... ainsi qu'à une bonne Leffe.
Finalement Fantômas est arrivé sur scène. Ce n'était pas la première fois que je les voyait car ils étaient il y a 3 ans aux Eurockéennes de Belfort mais cette fois-ci était assez différente. Mike la voix Patton et Dave le cogneur Lombardo sont toujours aussi impressionnants. Quant à Buzz la touffe Osborne et Trevor la crête Dunn ils ont assuré leurs parties plus qu'honorablement.
Nous avons eu le droit à des morceaux de tous les albums et même à ce qui ressemblait à des inédits mais je dois avouer que je suis resté un peu sur ma faim. Je suis globalement satisfait de ma soirée mais j'ai vraiment eu l'impression que le groupe était refermé sur lui même et que le public était vraiment sans importance à leurs yeux. Ils n'ont joué qu'une heure et il a fallu attendre 45 minutes pour avoir le droit à un mot entre 2 morceaux. Ils sont clairement excellents techniquement mais un peu de communication avec le public ne fait jamais de mal.
Comme prévu, je suis allé avec des amis et ma douce voir les Fatals Picards dans le cadre du festival Festar.
C'était la seconde fois que je les voyais, et encore une fois j'ai trouvé ça excellent. Des chansons comme Chasse pêche et biture ou J'suis un vaurien m'éclatent toujours autant. Ma douce, qui ne les connaissait pas du tout, a semblée conquise par leur humour à base de calembours. Il faut dire qu'elle a fini par s'habituer aux jeux de mots à 2 francs après bientôt 2 années passées aux côtés de votre serviteur. Un seul petit regret, nous n'avons pas eu le droit à Crache ta rage, qui décrit les conditions de vie déplorables des Picards et la révolte, toute légitime, que cela engendre.
Quant à Festar, je n'avais (malheureusement) encore jamais assisté à un spectable donné dans le cadre de ce festival mais je pense que l'an prochain j'y retournerais car j'ai adoré l'ambiance, le chapitau et la décontraction des organisateurs. Je ne dis pas ça pour faire mon faillot parce que je connais l'un d'entre eux mais sincérement j'ai dû échanger quelques mots avec 5 ou 6 organisateurs et ils étaient tous super agréables.
Enfin il faut signaler que le billet d'entrée était à 4?, ce qui prouve bien que quand on veux se bouger, on peut monter d'excellentes manifestations artistiques, accessibles à toutes les bourses. Merci à vous !
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